LES BELLES AMERICAINES (Part II).

Les "French Cadets" reçoivent de la part des Américains un accueil des plus chaleureux. A l'occasion de leurs rares permissions ils sont cordialement invités à passer leurs week-ends chez des familles qui possèdent certaines attaches historiques, familiales ou culturelles avec la France. Il découvriront à cette occasion l'Amérique au quotidien, les "drive-in" et les "Fast-Foods" où l'on consomme des "hamburgers" qui n'ont pas encore le nom de Mac D...; les "party" organisées autour de nouvelles dances telles que le "Boogie Woogie" (précurseur du Rock and Roll), mais aussi traditionnelles de la "Country Music". Bien que fortement proscrites par les "rules" de l'USAAF, des relations naîtront...

Une tradition est aussi forte, celle des "Marraines de Guerre". Les vedettes féminines d'Hollywood s'associent à ce grand mouvement de soutien en faveur des combattants. Les cadets peuvent écrire à Lauren Baccal ; Shirley Temple ; Judy Garland ; Dorothy Lamour pour obtenir en retour une simple photo dédicacée... Certains entretiendront une importante correspondance avec plusieurs marraines à la fois.

  CFPNA : Marraine de Guerre - Coll° A. Graziani. CFPNA : Scéance d'autographes - Coll° C.Delorme.   CFPNA : F-Mail Coll° SHAA. CFPNA : Réception Officielle - Coll° SHAA.  

Mémoires d'Outre Mer, par Louis Xuéref (17ème détachement).

Notre professeur d'anglais prit une initiative que nous appréciâmes particulièrement ; elle pensa qu'une rencontre de ses élèves avec des jeunes filles étudiant le français au collège pouvait être bénéfique pour les uns et les autres.

Elle organisa donc, à cet effet, une sauterie dans la salle de cours débarrassée de son mobilier ; la décoration faite et le buffet convenablement approvisionné, au moment de penser à la musique nous nous aperçûmes que sur ce point nous n'étions pas tout à fait sur la même longueur d'ondes ; notre professeur ne possédait que des musiques de danses pratiquées couramment là-bas : quelques passos, mais surtout des slows et des danses plus rythmées,jitterbugs, boogie woogies ; pour les latins que nous étions il manquait quelques tangos et quelques valses.

Afin d' y remédier je proposai de faire un saut à Selma chez un disquaire ; des tangos, je n'en trouvai guère, quant aux valses, je m'estimai heureux de tomber sur trois disques de valses viennoises de Johann Strauss que je rapportai à la base. La sauterie fut une réussite, mais je dois avouer que nos belles Américaines boudèrent quelque peu les valses...

Nous n'eûmes qu'un regret : c'était que cette sauterie ait eu lieu si tard, juste avant notre départ de Craig Field.

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